BOUVIER DES ARDENNES

Race sous tutelle du Club Français du Bouvier des Flandres et des Ardennes

Vif, travailleur et malin : le Bouvier tout terrain !

Le Bouvier des Ardennes est un chien de troupeau rompu à la vie des campagnes du Nord Est.
Si son gabarit est plus modeste que son cousin des Flandres (20 à 25 kg pour 55 à 60 cm), il n’en est pas moins robuste.
Issus d’une sélection visant à produire de bons chiens de ferme, ils sont capables de mener les bêtes par tous les temps : c’est le chien de travail par excellence. Vif et léger, il conduit les moutons avec une grande aisance mais il a aussi le courage et la ténacité nécessaire pour tenir tête aux bovins.

Il est très attaché à ses maîtres et s’acquittera avec beaucoup de polyvalence de toutes les tâches qui lui seront confiées. Utilisé dans la chasse au gros gibier, il est un bon gardien qui affronte l’intrus avec d’autant plus de facilité que, bien qu’il ne soit pas particulièrement agressif, sa nature l’incline à la vigilance.

Belge jusqu’au bout des griffes, on lui trouve souvent un air de famille avec le berger picard. Son pelage, sec et crissant sous les doigts, d’une longueur de 5 à 7 cm demande peu d’entretien.

Si la majorité des Bergers des Ardennes sont bringés, toutes les couleurs sont admises sauf le blanc. Le sous poil est dense et plus ou moins abondant, selon la saison, afin de lui permettre de supporter la rudesse du climat. C’est un vrai chien rustique, hirsute, qui dégage un sentiment de puissance et d’aisance typique du travailleur ou du sportif.

Petit point d’Histoire Géographie !

Selon certains, le Bouvier des Ardennes pourrait être un descendant croisé du Berger Picard et du bouvier des Flandres, et pour les autres, il serait l’ancêtre des deux !

De cette polémique nous retiendrons l’air de famille indéniable qui existe entre ces trois races. Il suffit de regarder les Bouviers des Flandres du début du XXème siècle pour y voir une ressemblance. De plus, certaines photos de l’époque ont été utilisé tant pour représenter l’un que l’autre.

Rappelons que quand le Professeur REUL découvrit « Tom », premier chien de Bouvier au type idéal, lors de l’exposition de LIEGE en Avril 1903, Il n’était pas question des Flandres ou des Ardennes. Quant aux standards de l’époque, ils étaient tellement proches l’un de l’autre que la différenciation était difficile.

Pour ce qui est du Berger Picard, il est aussi incontestable qu’il possède un « look » proche de l’’Ardennais. On peut se demander si la confusion ne vient pas d’une ancienne appellation des Bouviers Belges, « le Bouvier Pikhaar  » ? Pikhaar ayant ici le sens de poil dur…

Après tout, Picardie, Flandres et Ardennes ne sont pas si loin !

On pourrait tout aussi bien lui trouver des liens de parenté avec le Laekenois ou le Berger Hollandais à poils durs, et finalement avec de nombreuses autres races.

Dans les faits, tous les chiens de travail ont toujours été sélectionné pour leurs aptitudes et non sur des critères d’apparence. Un fermier qui possédait une bonne chienne la faisait reproduire avec le mâle de son voisin qui était lui aussi un bon travailleur. Ceci se faisant depuis très longtemps, certains « types » se sont installés. Nous avons probablement là les bases de plusieurs races Bergères et Bouvières. Sans doute les goûts des différents propriétaires influèrent ensuite sur l’apparence, mais pas au point de négliger les qualités premières des chiens qu’ils voulaient produire. Ce serait cette question de goûts et de couleurs qui aurait créé la « diversité ».

Un travailleur dévoué

Travailleur infatigable, toujours à l’affût du moindre geste de son maître, le Bouvier des Ardennes ne s’exprime pleinement qu’avec un propriétaire qui sait allier autorité et douceur. Celui qui devra se résoudre à utiliser plus que la voix et le geste n’aura qu’un chien soumis, ne travaillant qu’à 50% de ses capacités.

Son aptitude au travail n’a d’égal que sa discrétion et il peut rester couché des heures sans que vous remarquiez sa présence au point que, même s’il n’est pas né pour vivre en appartement, il peut s’y adapter, à condition que vous lui permettiez de se dépenser. Dissuasif sans être agressif, il saura protéger son maître et sa propriété. Son aspect suffira généralement à éloigner les intrus et, même s’il n’est pas mordeur, sa dent deviendra dure pour celui qui oserait s’attaquer à sa famille.

Rappelons que le Bouvier des Ardennes est avant tout un polyvalent et que, hormis au troupeau où il étonnera tant par sa vivacité que par son courage, il ne sera jamais le spécialiste d’une discipline. Sa particularité serait plutôt sa pluridisciplinarité et, s’il se sent aimé, on peut tout lui demander.

RING
L’Ardennais ne prend pas naturellement en « fond de gueule » quand il mord, c’est avant tout un « toucheur » de bête et il aura plutôt tendance à vouloir pincer. C’est une particularité qui se prend en compte pendant l’apprentissage qui doit se faire de manière progressive sans brûler les étapes.
La principale préoccupation de ce chien étant de satisfaire son maître, l’obéissance ne pose pas de problème majeur ; sachant tout de même que, comme tout bon Bouvier, il a du caractère auquel il faut donner un cadre.
Pour les sauts, pas de soucis, il est capable d’en remontrer à n’importe quel Malinois.

AGILITY
Le Bouvier des Ardennes est un bon chien, très vivace, qui apprend très vite, infatigable et heureux de travailler. Ce sont les qualités même d’un bon « agilytiste ». S’il est parfois têtu, il suffira de le motiver, le jeu en vaut la chandelle.
Il convient de le sociabiliser dès son plus jeune âge en le promenant dans la foule pour éviter que sa méfiance naturelle ne le distraie quand il sera sur le terrain.

AUTRES DISCIPLINES
Concernant « l’obé », le Bouvier des Ardennes étant très proche de son maître, toujours à son écoute, il exécutera les exercices pour lui faire plaisir mais il ne faudra pas oublier de lui permettre de dépenser son trop plein d’énergie…

Le Bouvier des Ardennes pourrait faire un bon chien-guide puisqu’il est très attentif à son maître et à l’environnement. Seul impératif, commencer très tôt la sociabilisation afin d’inhiber cette méfiance naturelle qui est la sienne.

De même, si quelqu’un le choisissait comme chien d’assistance, il serait vite pleinement satisfait. Toujours à l’affut du moindre des mouvements de son maître, apprenant très vite et ne demandant qu’à le satisfaire, il possède aussi la faculté de discerner l’état des personnes et d’adapter son comportement selon celui-ci…

Il peut aussi, comme la majorité des chiens, devenir un bon pisteur. Il possède du flair et il faut toujours garder en mémoire qu’il fût utilisé comme chien de chasse. Il a souvent le nez par terre, au maître d’en tirer parti.

Pour toutes les autres activités tel cyno cross, jogging, etc… pas de problème, il a de la ressource et comme il est heureux quand il est avec son maître, tout est ouvert si le chien est correctement socialisé.